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Mon expérience avec... Lady Daria à Warsaw Prison

Lady Daria est une dominatrice professionnelle basée près de Varsovie, avec qui j'ai eu la chance de passer quelques jours, au sein de sa prison, Warsaw Prison. Cliquez ici pour visiter son site internet.


Introduction

Cet article sera construit différemment de mes autres récits d'expériences, en plus d'être bien plus long. La nature et l'intensité de l'expérience me l'imposent. Je peine déjà à me reconstituer une chronologie parfaite des évènements, tant je reste chamboulé.


Cela faisait presque 2 ans que je comptais m'accorder cette expérience : 4 jours enfermé dans une prison BDSM, avec un véritable jeu de rôle 24/7. Je me rends compte d'ailleurs que j'avais peut-être trop pensé et anticipé mon séjour. Erreur classique chez moi ! Cliquez ici pour lire mon petit article de présentation sur la prison.

Il était donc temps de découvrir cet endroit unique au monde situé en Pologne, pays à la riche culture qu'une des mes profs de droit présente comme le futur de l'Europe.


Le séjour commençait le lundi à 9h et se terminait le vendredi à 9h. Je suis arrivé dimanche en Pologne, et j'ai passé la nuit d'avant-séjour dans un hôtel très chouette.



J'ai beaucoup de choses à dire sur Lady Daria et la prison qu'elle a créée de toute pièce. Je peux en tout cas facilement dire que c'est de loin l'expérience la plus intense de ma vie jusqu'à présent.

C'est quelque chose qui marque au fer rouge. J'étais venu dans l'espoir de trouver quelque chose plus fort que moi et de découvrir un endroit hors du monde réel. J'ai été servi. J'ai failli abandonner et demander à tout stopper net à deux reprises. Je suis très heureux de ne pas l'avoir fait.


Certains des visiteurs de la prison abandonnent en cours de route, bien que la majorité soient des hommes expérimentés (plus de 50 ans). Lors de nos échanges de mail, elle m'avait mis en garde sur le fait que sa prison était l'une des expériences BDSM les plus difficiles au monde. J'ai rigolé en lisant le mail, je me suis dit qu'elle était aussi arrogante que moi ! Je peux vous dire que maintenant je ne rigole plus du tout... Elle n'exagérait pas.


Ce qui me fait le plus plaisir, c'est tout le plaisir intellectuel que j'ai pris. J'ai été plongé dans un univers et des concepts pensés et maîtrisés de A à Z. Rien ne m'excite plus que ça. Je me suis senti extrêmement privilégié de me confronter à quelque chose d'aussi réfléchi. Je n'étais pas venu pour prendre mon pied sur un plan purement physique. Si je veux ça, je m'offre une séance d'une ou deux heure. Et j'aime ça aussi ! Mais là, je voulais me confronter à quelque chose qui fait mal à l'esprit et qui bouleverse. Une perte de contrôle, autant que possible chez moi à l'heure actuelle.


J'avais en effet demander à axer mon séjour sur le fait de me briser mentalement, en plus d'une grosse part de bondage. Je voulais pleurer et craquer mentalement. Je suis un sacré masochiste uniquement sur le plan psychologique.

Elle a réussi à me faire craquer bien plus facilement que je ne l'aurais imaginé. Et j'ai rien vu venir.



# 1 - Lady Daria


Lady Daria était en réalité la raison principale pour laquelle je voulais séjourner à Warsaw Prison. Même si j'ai toujours été fasciné par les prisons depuis petit (j'ai vu plusieurs dizaines de films et documentaires sur la chose), c'est bien la directrice qui m'a tant tenté. En visitant son site internet, j'ai pris un plaisir immense rien qu'à la lire. La passion, l'intelligence et le sens aigüe du détail sautent aux yeux. Ca fait tellement envie. J'ai d'ailleurs fait l'erreur de me mettre trop de pression avant la rencontre.


J'ai quitté les lieux en lui confiant que j'étais impressionné par sa créativité, son intuition et son intelligence froide. C'est très rare de trouver les trois à la fois chez quelqu'un, à ce point-là. Elle a cette étincelle dans le regard et ce 6ème sens qui ne s'apprend pas. On l'a ou on ne l'a pas.


  • Lady Daria, jamais en repos

C'est une dominatrice professionnelle qui rencontre un grand succès. Elle enchaîne les services comme une usine avec des visiteurs du monde entier. Après les 4 jours avec moi, donc le jour même de mon départ, elle recevait plusieurs autres soumis pour des courtes sessions.

Moi qui suis très axé sur le partage et les émotions mêmes dans les rencontres tarifées, c'est tout ce qui me fait peur ! Je n'aime pas me mettre à nu, physiquement et psychologiquement, devant quelqu'un qui ne te considère pas du tout. J'ai trop de respect pour moi-même pour ça.


Mais la teneur du séjour a bien montré qu'elle considère clairement ses clients. Elle vous cerne et elle s'investit dans le jeu de rôle. J'ai même été très étonné de constater qu'elle se souvenait que j'étais étudiant, et qu'elle se souvenait aussi de la mise en garde évoquée ci-dessus, six mois plus tôt. Comment fait-elle ?

Je suis impressionné par un tel mélange de professionnalisme et d'approche personnalisée envers le soumis. Peut-être que Lady Daria est un robot.

Si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux, je n'aurais pas pu croire que quelqu'un peut enchaîner à ce point les sessions sans perdre en qualité, et dans le même temps garder une telle énergie et une certaine implication.


  • Lady Daria, la dominatrice

Lady Daria, c'est plus fort que toi.

Elle contrôle tout. Pas seulement son soumis d'un jour, mais absolument tout. Elle voit tout, elle pense à tout, elle anticipe tout. On ne peut pas la manipuler, ni même l'inciter à prendre un léger virage. Bien sûr, elle réagi à ce qu'on lui donne. Mais jamais on ne peut la faire aller sur un terrain où elle-même n'a pas envie d'aller.

Quel plaisir ça a été pour moi, un espèce de control freak non assumé, de constater qu'il n'y avait aucun terrain où je pouvais me sentir supérieur à elle. Parfois, quand je pensais qu'elle avait oublié telle ou telle chose, et que j'étais tout fier de l'avoir remarqué, j'étais toujours renvoyé dans les cordes. Elle n'oublie rien.

En plus de cela, comme je l'ai dit, elle voit tout. La moindre réaction ou information que vous lui donnez, sans même forcément vous en rendre compte, elle l'enregistre et est capable de s'en servir ultérieurement pour mieux vous faire perdre le contrôle.

Elle a une maîtrise absolue du détail et ne laisse rien au hasard. Je ne pouvais que la suivre dans ce qu'elle voulait pour moi, sans aucune place pour l'analyse ou l'interprétation de ses faits et gestes.


Sa créativité fait aussi qu'elle sait immédiatement rebondir sur des évènements imprévus. Elle s'en nourrit et les modèle à sa manière pour toujours avoir le dessus et reprendre en main le cours des choses. Est-ce que quelqu'un a dit génie ?


Enfin, sa très grande précision et son sens du détail font que, à travers cela, elle couvre le soumis d'attention, mais d'une manière dissimulée, implicite. C'est en tout cas l'effet que ça m'a fait, et ce que j'ai le plus apprécié à son contact.


Aussi, elle ne doute pas d'elle, tout du moins dans son rôle (je ne connais pas la personne !) et elle sait ce qu'elle fait. C'est aussi pour ça qu'elle ne peut être manipulée ou déstabilisée. Je serais très curieux de connaître son parcours et savoir comment elle en est arrivée là.


Lady Daria est une dominatrice qui ne te donnes non pas seulement ce que tu souhaites, mais aussi ce dont tu as besoin. Elle est d'une intelligence redoutable et d'une intuition peu commune.


  • Lady Daria, la dominatrice professionnelle

On sent qu'elle a du respect réel pour les personnes qui la visitent, en plus de prendre beaucoup de précautions.

Après 4 jours entiers sous son total contrôle, c'est pas forcément évident de passer à autre chose et accepter que même si j'ai rêvé d'elle certaines nuits dans la prison et que je n'ai pensé qu'à elle constamment, le truc est fini et qu'elle a déjà la tête au prochain client à peine je quitte sa maison.

Elle gère ça avec beaucoup d'habilité. Pendant l'échange d'après-séjour, où on pouvait parler comme deux personnes égales, elle laisse la place à l'autre sans pour autant afficher trop de proximité, qui ne pourrait qu'entretenir le sentiment piège chez un soumis qui voudrait continuer à obtenir de l'attention après la session.


Mais dans le même temps, elle semble comprendre totalement le besoin d'expression postérieur à une telle aventure et laisser la porte ouverte à un échange de mail s'il y a besoin de parler de certaines choses avec elle. Quel plaisir !

J'ai déjà connu des situations où je me suis fait complètement ignoré par la dominatrice après la séance, suite à un message pourtant non intrusif et légitime. C'est décevant et blessant.

Je considère d'ailleurs ça comme une sorte de SAV nécessaire et inclus dans le prix d'un service de domination professionnel qui se prétend de qualité, tant que le message reste dans la distance attendue par la dominatrice et ne fait pas trois mètres de long.

Bref, ici, ni illusion, ni frustration, juste ce qu'il faut.



# 2 - La vie en prison


Bon, maintenant que les présentations sont faites, passons au vif du sujet !

Moi en prison, face à une Directrice comme Lady Daria, d'un style plutôt froid et strict, c'était le choc de cultures ! Je suis plutôt maladroit, enfantin et tête en l'air. J'embarquais d'ailleurs pour le mauvais avion après mon séjour, j'ai failli raté mon vol ! :-)


Pour autant, ça ne m'a pas empêché d'être séduit par tout ce qui suit, moi qui aime pourtant un BDSM fantaisiste et coloré.


  • Les premiers instants en prison

A peine franchi la porte du sous-sol de la résidence de Lady Daria que le jeu de rôle commence. J'ai d'ailleurs mis un peu de temps à m'adapter, j'étais venu dans un esprit bien trop décontracté.

Mais quand elle a commencé à me crier dessus et me fouetter avec ma propre ceinture, j'ai commencé à comprendre où j'étais.


Je ne saurais me rappeler l'ordre exact des choses. Mais en gros, elle me présente brièvement la prison et quelques règles de base, avant de m'ordonner de me déshabiller. Je dois plier mes affaires en carré parfait... chose que j'ai galéré à faire. Je mets tout sur des cintres chez moi !

J'avais donc un temps limité pour plier mes affaires comme il fallait. Ca ne lui convenait pas, elle a tout balancé par terre à plusieurs reprises, en me sanctionnant à chaque tentative ratée par des coups de ceintures.


Une fois mes affaires rangées, et moi entièrement nu, elle a commencé à entrer plus en détail dans les règles de la prison et ce qu'il était attendu de moi ici. Vient alors le moment de la douche et du lavement, détaillés un peu plus bas dans cet article.


Elle m'a ensuite appris comment m'adresser à elle. Ponctuer toutes mes phrases par "Warden". Elle m'a également enseigné 3 positions différentes : attention, relax et ready.


Elle est extrêmement crédible dans ces différentes situations et j'ai pris beaucoup de plaisir dans ces premières dizaines de minutes de lancement du séjour. J'ai adoré tout ce qu'elle a mis en place dans cette présentation.


Je crois que c'est après ça qu'elle m'a mis en chaînes. Des chaînes aux pieds, attachés entre eux avec assez de mou pour pouvoir marcher, et des chaînes aux mains, aussi attachées entre elles. Cadenas et chaînes métalliques. C'est froid, dur et ça fait son effet. Le prisonnier garde ces chaînes autant que possible en journée, même pour manger dans sa cellule, et même la nuit !


Pareil pour la cage de chasteté. Mais je ne me rappelle plus quand est-ce qu'elle me l'a enfilée pour la première fois. C'était la première fois de ma vie que j'étais confronté à ça, et l'effet sur le mental est plutôt cool.


Bref, c'est tout enchaîné et impressionné qu'elle m'a ensuite accompagné à différents endroits de la prison, pour me présenter les installations et leur utilité, non sans autorité dans le regard et sadisme dans la voix.


  • La routine de la prison

- La douche

2 fois par jour minimum, matin et soir. Elle vous arrose au tuyau d'arrosage. Le jet est chaud par défaut. Mais en cas de mauvais comportement, vous ne couperez pas à la douche froide. J'y ai eu une droit une fois.

S'en suit toujours un jeté de serviette. Vous devez vous sécher complètement. Elle passe sa main sur le moindre recoin de votre corps, à la chasse d'endroits humides. Si tel est le cas... châtiment corporel. Aïe.




- Le lavement La douche se termine toujours par un lavement anal. Tous les jours, même quand elle n'a pas prévu d'utiliser votre anus... Juste pour ne pas vous donner d'indice.


- Les chaînes

C'était un de mes moments préférés à chaque fois. Plusieurs fois dans la journée, elle doit enlever les chaînes à mes mains et mes pieds, pour le besoin de certains jeux. Ce qui veut dire qu'elle les remet plusieurs fois dans la journée.

Je ressentais une certaine intimité dans ces moments, ainsi qu'une vraie tranquillité. Mon moment préféré de tous était le soir. La mise en chaîne après la douche et avant le coucher.


- "Yes Warden ; thank you Warden ; good night Warden"

J'ai beaucoup aimé qu'elle attende du prisonnier de toujours manifester respect et considération envers elle. Surtout que ce n'est pas toujours réciproque.

Des mots qui deviennent vite automatiques et qui renforcent le sentiment d'infériorité et de dépendance omniprésent.


  • Les outils de la prison

Par outils de la prison, j'entends les "petits" moyens dont dispose et use Lady Daria pour punir, briser, humilier et soumettre. Certains sont instaurés par défaut, d'autres n'interviennent qu'en cas de mauvais comportement ou erreur.


Je sais que j'en ai à peine explorer la moitié. Ce n'est donc pas exhaustif. N'hésitez pas à séjourner vous même pour découvrir ces plaisirs plus en détail... Ce n'est ici que mon expérience personnelle, pas une présentation de tout ce qu'elle peut faire.


- Le sceau Faire pipi, faire caca... Et oui.

Vous pouvez être contraint de faire vos besoins sous le regard de Lady Daria. Si elle estime que ça n'a pas assez de chance de se produire pendant la journée, elle vous colle contre le mur et vous force à boire de l'eau.

C'est très humiliant, et ça rend très humble.

- Le compteur et le penalty hedgehog

Lady Daria possède un compteur, chaque jour remis à zéro. A chaque "clic", le compteur grimpe, ce qui correspond au compte de vos erreurs. Le premier jour, j'ai du faire 8 ou 9 erreurs, le jour d'après 5, le jour encore après 3, et le dernier 2 je crois. J'étais content d'avoir progressé. Mais c'est fort possible qu'elle ait été moins regardante sur la fin, sentant que j'avais besoin d'avoir l'impression de bien faire.

Bref, de 0 à 10, chaque chiffre correspondait au nombre de minutes que je devais passer sur le penalty hedgehog. Par exemple, 8 erreurs = 8 minutes assis sur le penalty hedgehog.

C'est une sorte de chaise avec des piques. Chaque matin, je devais donc expier mes erreurs en y passant.


Je détestais ce moment ! Je ne voulais pas m'assoir. Mais c'était aussi tellement impressionnant et plaisant de constater que je ne me sentais pas le pouvoir de désobéir. Quelque part, c'est le genre de chose que j'adore détester.


J'avais beaucoup de mal à tenir. Mais ce qu'elle ignorait, c'est que je souffrais plus des muscles de mes cuisses (on est en position de "la chaise"), que des piques. C'est pourquoi je tenais beaucoup mieux la chose le soir que le matin... mes muscles étaient chauds. Malgré tout, les piques se font très bien sentir aussi... quelle horreur le moment venu de devoir se lever et sentir les piques se dégager de mes fesses.


Quoiqu'il en soit, c'était un outil de punition dont j'avais vraiment peur. Donc un très bon outil de punition. Sachant aussi que des minutes peuvent s'ajouter au compte classique de vos erreurs selon son bon vouloir.


- La manière de manger

Les repas sont en temps normal servis dans une assiette, amenée jusque dans votre cellule. Mais selon les manquements dans votre comportement, vous pouvez perdre ce confort...

Je ne me souviens plus quelle erreur m'a valu de manger comme un chien.


Une espèce de bouillie à même un plateau, composée de bouts de saucisse, de sauce, puis ce qui semblait être de la semoule. Elle m'a fait sortir de ma cellule et j'ai du me mettre à quatre pattes pour manger, la tête dans ma bouffe. C'est très humiliant, surtout qu'elle reste juste devant moi. Je n'arrivais pas à m'y mettre... Ca a donc été beaucoup simple une fois qu'elle m'a saisi par la nuque et m'a plongé le visage dans le plateau... J'en avais plein sur le nez et les joues. Je ne pouvais pas me ridiculiser plus, alors j'ai commencé à manger.


- La manière de parler

Je ne savais pas vraiment où placer cela. Je ne sais pas si c'est un outil aussi basique que ceux ci-dessus qu'elle applique quasi-systématiquement, ou bien si c'était plus personnalisé pour les besoins qu'elle sentait chez moi.


Le fait est qu'elle m'a imposé un "silence day". Un jour où je n'avais pas du tout le droit de parler, pas même pour dire merci ou obéir à ses ordres. J'ai trouvé la démarche extrêmement intéressante.

Cependant, j'ai eu du mal à respecter totalement ce silence day. Ca veut dire que j'en avais effectivement bien besoin.


  • Totalement dépendant de la Directrice

- "Eat!"

Tous les repas vous sont servis alors que vous êtes enchaîné et enfermé dans la cellule, le matin, le midi, le soir (vers 18h) et aussi avant le couché (vers 23h).

Le bruits des talons de Lady Daria qui descend les escaliers me font me lever de mon lit et me mettre dans la position imposée pour recevoir le plateau qu'elle me donnera à travers les barreaux de la cellule. Sans montrer aucune émotion, elle repart sans à peine me regarder sur un sobre "eat!".

Chacun de ces moments, j'étais à la fois heureux et impressionné. C'est toute l'atmosphère qu'elle instaure et ses mouvements calculés en plus de son charisme qui font que chacune de ses entrées se font respecter. D'autant plus qu'elle arbore chaque jour une tenue différente d'une vraie élégance.


Je me souviendrai très longtemps de mon premier repas, lundi en début d'après-midi. J'ai compris qu'il était entrain de se passer quelque chose de fort, lorsque je me suis senti l'homme le plus heureux au monde au moment où elle m'a apporté du pain beurré et deux knackies froides.

Après les fortes émotions du matin, j'avais tellement faim. Et la symbolique de dépendre totalement d'une autre personne pour un besoin aussi important que de manger est enivrante. Que ça me plaise ou non, je mange ce qu'elle veut, quand elle veut, dans les conditions qu'elle veut.


Le repas est aussi un moment de réconfort pour moi, tant le reste de la journée peut être dur et exigeant. Je ne bois jamais de thé chez moi. La seule fois que j'en ai bu, c'était pour essayer, il y a 15 ans de ça. Mais là, je prenais un plaisir fou à déguster ma tasse de thé chaude le matin et avant le coucher. Puis ce n'était pas n'importe quel thé ! C'était celui préparé par Warden.



- L'ennui

Le matin au réveil (je pouvais me réveiller 2h avant qu'elle ne m'apporte le petit-déjeuner, on dort mal dans la cellule), mais aussi lors des repas, le temps peut paraître très long.

Ces moments contribuent d'autant plus à renforcer le sentiment de dépendance envers Lady Daria. Quand elle débarque dans la pièce, c'est le rayon de soleil. Enfin ! De la vie, une interaction ! De l'attention !

Il n'y a strictement rien dans la cellule, sinon un sceau pour mes besoins avec du papier toilette et des bouteilles d'eau. Pas d'internet ni téléphone. Un vrai moment de rencontre avec moi-même.

Un matin, après avoir mangé mon petit-déjeuner et attendant que Lady Daria ne revienne, j'ai fait l'erreur de me dire "que ferais-je si j'étais vraiment en prison pour tuer le temps ?". Alors je me suis mis à siffler des airs que j'aimais, de Joe Dassin à Kanye West en passant par Star Wars.

Le bruyant radiateur électrique de la pièce étant en route, elle à l'étage au dessus de moi... Je me disais qu'elle n'entendrait pas, et que quand bien même elle entendrait, je m'en fous, c'est ma cellule ! Vous n'allez pas contrôler mon esprit, Warden !


J'ai vite déchanté quand elle est revenue pour récupérer mon plateau vide comme chaque matin. Elle avait le regard noir, elle avait tout entendu. Je n'avais pas même le droit de siffler dans ma cellule et j'ai été puni pour ça. Je dois avouer que quelque part, j'aimais beaucoup cette discipline très ferme. Si c'était une provocation de ma part, elle n'était pas pleinement consciente, et je l'ai honnêtement regrettée par la suite. Une punition à base de lignes à copier... Pendant une nuit où j'ai sérieusement pensé à abandonner, pour d'autres raisons.


Quoiqu'il en soit, l'ennui est l'un des rares droits que vous avez dans la prison. Mais je trouve que c'est un sentiment fondateur et essentiel à l'intensité du séjour.



# 3 - L'interrogatoire en début de séjour


Alors ça... Ca mérite bien une partie dédiée ! Ca m'a beaucoup marqué. J'ai adoré tout ce moment. Notamment parce qu'on sent réellement que Lady Daria apprécie beaucoup faire cela. Donc mon plaisir n'était que d'autant plus grand.


Etant donné que nous sommes dans le contexte d'une prison, l'interrogatoire consiste à avouer des choses, qui par la suite amèneront des punitions, une sorte de traitement pour y remédier. Je déconseille vivement à quiconque souhaiterait séjourner en prison de lire cette partie. Gardez la surprise !


C'est la première chose qui prend place après les mises en place du jour d'arrivé.


  • L'interrogatoire

Les conditions de l'interrogatoire varient selon le programme que vous avez choisi et vos préférences. Donc pour ma part, il s'agissait d'une position de bondage strict, debout.


Elle m'a passé une camisole de force et m'a adossé aux barreaux de la cellule. Vient alors tout un moment où elle use de nombreuses cordes pour me fixer pieds, jambes, cou, corps, aux éléments de l'environnement. L'immobilisation est totale. Elle est d'ailleurs très douée avec les cordes. Elle fait mille choses avec une facilité qui sent le travail et l'expérience.


Elle commence alors à se poser, avec de quoi noter en main. Elle me pose une question qui me déconcerte complètement : pourquoi suis-je venu ici ?

Quoi répondre à ça sinon être complètement honnête ? C'est tellement dur d'inventer une réponse à une telle question sans y mettre au moins un peu de vérité. J'ai de suite répondu "je ne sais pas", pour ne pas avoir à dire la vérité.

Elle me voulait alors plus concentré, et m'a bandé les yeux. Elle disait que comme ça j'aurai moins de distractions et serai plus à même de lui répondre. Elle avait raison. Je me sentais beaucoup plus vulnérable, et avec la pression de ne rien voir, la pression de ses menaces physiques, j'ai arrêté de réfléchir et j'ai répondu le plus honnêtement du monde.


Je lui ai alors confié des choses sur moi en tant que soumis. Des choses dont je ne suis pas forcément fier et que je ne suis pas chaud pour décrire ici !

Le fait est que devoir me mettre à nu ainsi face à elle a vraiment créé un sentiment d'infériorité et de dépendance à elle. C'était super.


J'ai pu voir après coup qu'elle avait réellement pris des notes. Malheureusement je n'ai pas réussi à voir si elle écrivait en polonais ou en anglais. Le genre de détails qui m'intéressent.


Toujours privé de mes sens et une fois les questions et réponses données, il y a eu un long moment très agréable où elle me jaugeait et s'amusait avec moi. Difficile d'en dire plus sans expliciter le contenu de l'interrogatoire donc passons !

  • L'annonce du jugement

Sur la base des choses que vous lui révélez lors de l'interrogatoire, elle prépare ensuite certaines choses pour la suite de votre séjour. Certaines punitions, certaines mesures. Des détails, pourtant capitaux, qu'elle ne pouvait pas prévoir aussi facilement avant ce moment important pour le séjour en prison.


Après l'interrogatoire, s'en suit un moment d'enfermement où elle prépare tout ça. Puis elle revient et me fait la suivre dans sa pièce principale pour m'annoncer son jugement de manière solennelle.


C'était un moment fort qui m'a beaucoup marqué également. Elle annonce certaines mesures décidées sans pour autant détailler leur tenue au cours du séjour. Elle veut rester seule maîtresse du déroulement des choses.

C'est notamment à ce moment-là qu'elle m'a annoncé le fait de devoir faire mes besoins devant elle, ou le silence day, entre autres choses.


  • De l'utilité d'une telle chose

Je pense qu'il y a bon nombre de choses génériques, qu'elle applique de toute façon à tous les prisonniers, peu importe ce qu'ils avouent. Et c'est normal ! Le but est bien que l'expérience soit unique du point de vue du visiteur, pas forcément du sien.


Mais je pense aussi que cet interrogatoire lui permet avant tout de mieux cerner le soumis mais aussi et surtout la personne qui vient la voir. Cela lui donne du pouvoir et des outils pour appréhender et gérer des choses qui ne se voient pas forcément. Il y a des choses qui ne se retranscrivent pas forcément dans les pratiques.


Du point de vue du soumis, pour peu qu'il se prête au jeu, ça met à nu psychologiquement. Les dés sont lancés et les clés sont données.


En bref, si Lady Daria arrive à donner cette impression que le séjour est réellement personnalisé, et pensé en profondeur pour la personne qui vient la voir, cet interrogatoire pourrait bien en être l'une des raisons.



# 4 - Les jeux en prison


Ici encore, il ne s'agit pas dire tout ce qui est possible à Warsaw Prison. Mais seulement ce qui m'est arrivé.


  • Bondage, bondage et bondage

Mon programme était notamment axé sur le bondage, comme demandé. Des bondages simples, intermédiaires et très poussés dans l'immobilisation. Il y a tout eu.


- La liberté dans l'impuissance physique

Lady Daria possède beaucoup de moyens de contraindre physiquement. Chaque jour je me suis retrouvé attaché, de manière plus ou moins poussée, je ne vais pas tout détailler ici.


Forcément, je retiens avant tout les 3 "strict bondages"qu'elle m'a offert. Dans tous les cas, c'était un immense plaisir car Lady Daria possède un très grand sens du détail et une précision parfaite.


Mardi, c'était une immobilisation complète, sur mon lit, à l'aide de ceintures en cuir et cordes. Dans ce genre de situation, surtout que je suis bâillonné, elle ne me laisse jamais seul très longtemps. Elle revenait régulièrement me voir, également pour ajouter à chaque fois des petits éléments supplémentaires. J'adorais ça. Surtout qu'elle ne manquait jamais d'humilier au passage.



• Mercredi (photo à droite), il s'agissait, toujours allongé sur le lit, d'une sensation d'enfermement physique encore plus poussée. Plongé dans un sleepsack, serré lui même par des ceintures en cuir, mais également d'autres ceintures qui passaient sous le lit pour interdire tout mouvement latéral. Comme la veille (je crois), ma tête aussi immobilisée à l'aide de plusieurs cordes prenant différents anneaux du mon collier.

Ici, elle avait aussi ajouté un masque de privation sensorielle. Un truc très épais et confortable, qui fait très envie...

Malheureusement, ça n'a pas duré aussi longtemps que ça aurait pu. Epuisé mentalement par des jeux mentaux (voir ci-dessous), en plus du bien-être et relâchement total dans lequel j'étais grâce à ce bondage parfait, j'ai eu une série de micro-endormissements. Au début je me disais "tiens c'est chelou c'est quoi ça ?".

Puis j'ai vite commencé à paniquer. La sensation du réveil après une éclipse mentale dans un masque de privation sensorielle est extrêmement angoissante. Plusieurs fois.

Le jeu s'est alors écourté et c'est à ce moment que j'ai complètement craqué mentalement, lorsqu'elle m'a retiré le masque en urgence. J'étais dévasté et je pleurais sans même savoir pourquoi. Une fatigue mentale totale, je voulais juste disparaître. Cet état était venu du jeu mental qui s'était déroulé juste avant.


Mais je ne regrette rien. Pour un blaireau comme moi qui s'agace lui-même à essayer de tout anticiper et à trop réfléchir, il n'y a pas meilleure leçon que quelque chose qui ne se passe comme prévu.



• Jeudi, mon dernier jour, le bondage strict était intervenu à la toute fin, le soir. Une splendide momification debout. J'en ai connu bien plus d'une dans ma vie, et c'était celle qui m'a donné le plus de plaisir. Celle dont je rêvais quand je pensais à la momification parfaite, sans oser entrer dans des détails si précis pour la demander à une dominatrice.


Elle est vraiment très forte. Elle a même sorti devant moi 6 ou 7 rouleaux d'adhésif tout neuf, sachant certainement très bien qu'elle ne les utiliserait pas tous. Mais l'effet visuel a son importance.


Tout d'abord, soigneusement enveloppé dans plusieurs couches de cellophane noir, de type industriel, très grand rouleau d'un épais film.

Ensuite, elle recouvre avec une grande précision tout mon corps avec du rouleau adhésif par dessus le cellophane, le gros adhésif gris. Elle veille à des jointures parfaites et qu'on ne voit plus un seul centimètre du cellophane en sous-couche.


Puis elle arrive à me déplacer jusqu'à une sorte de portique de suspension vertical, sur lequel elle m'adosse. Elle me fixe à ce dernier avec plusieurs ceintures en cuir, qui passe donc par dessus la momification et derrière la barre sur laquelle je suis adossé.

C'était un immense plaisir de sentir sur moi ces différentes couches me compresser et me contraindre. Je ne pourrais pas m'échapper même si ma vie en dépendait.

J'étais cette fois sans bâillon. Étonnement, j'ai adoré. Elle était tout près de moi dans la pièce, à s'occuper sur son téléphone, mais je n'avais pas le droit de m'adresser à elle. Elle m'ignorait, sans pour autant manquer de me titiller verbalement ici et là.


Enfin, elle retire les ceintures, qui bougeaient un peu trop, et les remplace par de nouvelles couches de cellophane qui me fixent entièrement à la barre sur laquelle je suis toujours adossé. Je me sentais alors tellement bien. Un vrai cocon ultra ferme.

Elle m'enfile ensuite un masque souple et léger, avec une fermeture éclaire au niveau de la bouche, qu'elle referme dans un soupir de soulagement. Je suis surpris de voir à quel point la symbolique est efficace. Je me suis senti plus humilié et impuissant qu'avec certains bâillons.


La fin était un aperçu du paradis. Elle me donne du plaisir et m'excite avec un sextoy masculin que je ne saurais décrire ni nommer. Un sorte de fourreau pour sexe qui vibre au niveau du gland. Au bout du moment, la pression monte vraiment... Et j'ai carrément fini par jouir.

C'était la première fois de ma vie que je jouissais par l'intermédiaire d'un accessoire, sans contact physique. C'était incroyable. Je me suis senti métamorphosé en chute du Niagara pendant un instant au moment de l'explosion. Le truc qui fait la différence, c'est aussi que l'intensité du truc reste exactement la même quand je suis en pleine jouissance.


Mes gémissements étaient très aigües et incontrôlés. Un pur bonheur, grâce à une impuissance physique totale et cet accessoire du malin.



• En dehors de ces 3 bondages qui demandent beaucoup de soin et de préparation, j'ai eu le grand plaisir d'être attaché dans de nombreuses autres positions au long de mon séjour. Elle est très douée pour arriver à immobiliser des membres avec des cordes fixées à des éléments de l'environnement. Une seule jambe peut prendre jusqu'à 3 cordes, dans des sens opposés, pour qu'il n'y ait vraiment aucun mou possible.

Dans tous les cas, ça restait toujours quelque chose de très agréable. Elle a ce petit truc qui fait qu'elle rend tout spécial. Encore une fois, sa précision et son sens du détail sont tellement agréables pour le type de soumis que je suis. Rien ne peut me faire sentir plus dominé que sa manière de faire.


Aussi, mon plaisir dans le BDSM est avant tout intellectuel et psychologique. C'est pour ça que je voulais la voir, et j'ai été servi au-delà de mes espérances. J'ai eu des érections provoquées seulement par une phrase de sa part ou le bruit de ses pas lors d'une isolation. Mais je m'écarte là !


Il y a beaucoup d'autres choses que j'aimerais détailler dans les pratiques où j'étais attaché. Notamment le premier jour (il me semble), où j'avais les bras suspendus au-dessus de moi, debout, yeux bandés et bâillonné, collier tendu par des cordes aux quatre coins de la pièce pour ne pas bouger la tête, et où je ne pouvais que sentir Lady Daria tourner autour de moi, lorsqu'elle me le permettait. Le plus souvent je n'avais aucun moyen de savoir où elle était et ce qu'elle allait me faire. J'adorais ce stress.


Il y a eu de nombreux bondages où elle était ensuite en position de me torturer avec de l'électricité et des coups. C'était chouette. Je pense notamment à un matin où j'étais attaché au sol, ventre à l'air, jambes à l'air. Délicieuse torture avec des sortes de vagues d'électricité au niveau des testicules à intensité différentes.

Bref. Lady Daria sait comment attacher quelqu'un.



- Privation sensorielle

Je vais devoir être prudent à l'avenir.

A cause de la panique que j'ai eu dans mon masque de privation sensorielle dû aux micros-endormissement, j'avais plutôt peur de me retrouver à nouveau enfermé au niveau du visage, avec un bâillon dans un masque, alors que j'adore ça en temps normal. La fatigue accumulée (mauvais sommeil en prison, journées ultra intenses) et mon craquage mental n'aidant pas non plus.


Mais encore aujourd'hui, plusieurs jours après, ça me fait encore un peu peur. Je suppose que ça va revenir.


Heureusement, le dernier jour au matin, elle a utilisé un masque que j'ai adoré (photo ci-dessus). Il se gonfle de l'intérieur, avec juste un gros trou pour la bouche. Si on respire par le nez, on a la sensation de se noyer. Une sorte d'airbag en latex qui compresse chaque recoin du visage. C'était vraiment super.


Enfin, lors de la momification décrite ci-dessus, la toute dernière activité de mon séjour, j'étais dans un état mental si fébrile que même un simple bâillon très imposant ou un masque épais aurait pu me faire paniquer de nouveau.

Heureusement, j'ai eu droit à ce super masque souple et léger, avec la fermeture éclair par dessus la bouche. Le bâillon symbolique.


Je me dis... Si elle a fait ça exprès, en anticipant que je pouvais à nouveau paniquer avec un dispositif plus contraignant dans une situation d'immobilisation... SI elle a vraiment pensé à ça pour choisir ce masque et pas un autre... Alors elle est VRAIMENT un robot! Ca expliquerait tout en réalité.


En tout cas, je suis très heureux d'avoir eu cette panique et d'avoir craqué mentalement auprès d'une dominatrice comme elle. Auprès de certaines autres, ça n'aurait pu que s'empirer par la suite. Pas avec elle. N'importe qui peut faire du mal à quelqu'un, c'est ce qu'il y a de plus facile. C'est autre chose de savoir comment gérer la personne une fois que c'est fait.



  • Les punitions corporelles

Gros sujet... Je ne m'attendais pas à me faire autant battre en venant en prison. Lors du rendu de mon jugement, j'ai été "condamné" à 100 coups minimum par jour.


La douleur est sujet étrange chez moi. Et Lady Daria l'a remarqué. Elle ignore d'ailleurs à quel point elle avait vu juste. Elle s'étonnait que je sois aussi douillet malgré mes tatouages. Il s'avère en réalité que c'est pire que ça. Ma tatoueuse m'a dit que de toute sa carrière, elle n'avait jamais vu quelqu'un le supporter aussi facilement que moi. J'arrive simplement à me mettre dans l'état mental approprié. Tout se joue dans la tête.


J'ai un truc qui bloque un peu cependant avec les coups dans le BDSM. J'anticipe beaucoup trop, du coup je peux crier plus de peur que de douleur une fois le moment venu. Mais aussi, j'anticipe tellement que le coup paraît deux fois plus fort. Il se produit dans ma tête en plus que sur ma peau.

Ainsi, selon le degré d'anticipation et d'autres facteurs, mes réactions ne sont pas toujours proportionnelles à l'intensité du coup.

Lady Daria a donc du s'adapter à cela, ce qui n'est pas forcément facile. Avant ce séjour, je n'avais jamais pris conscience pleinement de cela chez moi. J'ai donc appris sur moi-même en venant la voir et j'aime beaucoup ça.


Désormais, je souhaite progresser sur ce domaine. Surtout que je ne doute pas de tout le potentiel que j'ai en termes de gestion de la douleur. Parce que justement, c'est tout dans la tête.


Bref, j'étais condamné à 100 coups par jour minimum. Quand elle me l'a annoncé le premier jour, je ne la croyais pas. J'étais persuadé qu'elle disait ça pour me faire peur. Ca me paraissait trop gros ! Mais non... là encore, elle était sérieuse.

Contre toute attente, et malgré mes réactions qu'elle a pu avoir du mal à interpréter, j'ai aimé ça. J'ai aimé verser quelques larmes sous la douleur. Même si c'était en réalité plus de la pression que je me mettais moi-même que de la douleur réelle.

Je ne m'attendais pas à tolérer ça, parce que dans les coups, je suis beaucoup plus du style à encaisser un énorme coup qui sort de nul part une seule fois, que 100 coups divisés en dizaines avec intensité crescendo.


Par contre, je n'ai pas eu de chance. Je suis beaucoup plus endurant sur mon dos et sur mon torse que sur mes fesses. J'ai les fesses très fines et pas un seul gramme de graisse. Mais ce sont elles qui ont pris le plus cher :-) .


Tout cela vaut aussi pour la torture avec l'électricité. Mes réactions étaient si illisibles qu'elle a fini par croire que je n'aimais pas la cage de chasteté électrique, alors que j'adorais ça.


En tout cas, je suis content. Dans un autre contexte, dans une courte séance classique, je n'aurais jamais pu faire un tel pas vers la douleur et mieux me comprendre à ce niveau-là. Je crois déjà savoir ce que je dois faire pour arranger cela. Je vais y travailler.


  • L'humiliation

Clairement, si l'humiliation est votre truc, vous pouvez compter sur Lady Daria autant que pour le reste.

Je fais le choix de passer sur ce que j'avais moi-même indiqué au préalable dans mon questionnaire, ça n'a que peu d'intérêt d'en parler. Je préfère m'attarder sur ce qu'elle fait d'elle-même sans que ça lui soit demandé.


• Quelque chose qui m'a beaucoup plu (dans le sens où ça m'a déplu bien sûr, on reste sur le terrain de l'humiliation...), c'est qu'elle semble prendre plaisir à analyser à voix haute le comportement qu'on lui donne à voir. Et pour moi qui essaye toujours de (trop) contrôler mon image, c'est très humiliant !

Par exemple, le premier soir où elle m'a fait asseoir sur le penalty hedgehog, pour me montrer que j'avais tort de ne pas assez la prendre au sérieux, j'ai réussi à une ou deux reprises de ne montrer presque aucune émotion. J'avais réussi à appliquer une technique d'auto-hypnose que je maîtrise bien. Je m'étais coupé de mes sensations physiques. Malheureusement j'étais trop fébrile pour faire la même chose les jours suivants.


Bref, certainement étonnée de voir que je ne lui donnais aucun signe de douleur ou de gêne, elle s'est mise à me ridiculiser en décrivant à voix haute ce que j'étais entrain de faire, comme pour le minorer et garder les choses en main. Ben ça fonctionne plutôt bien. Elle m'a déconcentré en plus, je n'ai pas réussi à retrouver l'état dans lequel j'étais au début de mon hypnose.


• Une autre chose qui semble lui plaire, c'est d'humilier le soumis avec ses propres fluides. Salive, liquide séminal, sperme... Tout est recyclé sur votre visage.

Je dois avouer que ça ne me laissait pas insensible... Je ne peux rien faire quand elle le fait, et c'est bien là où est le délicat plaisir de l'humiliation.

Lors de ma seule et finale éjaculation lorsque j'étais momifié, elle s'est fait un plaisir à me faire un joli masque de sperme. Peut-être une nouvelle gamme de produits cosmétiques.


• Quand je parle d'humiliation, je ne peux pas m'empêcher de penser à quelque chose. Je vais rester énigmatique, tant c'est quelque chose de TRÈS atypique. Moi-même qui suis quand même bien ouvert d'esprit, j'ai presque honte. Presque !

Sans le savoir, elle est passée à deux doigts de réaliser un grand fétichisme très humiliant dont je n'ose jamais parler depuis 10 ans. C'est la deuxième fois que ça m'arrive de passer si proche ! La première fois avec une amie il y a 5 ans de ça, et maintenant ça.

C'est rageant ! Je me lance un défi : si je dois revenir la voir dans une session appropriée, je lui en parlerai. Parce que c'est quelque chose qu'elle semble apprécier elle-même en plus. Elle m'avait prévenu faire une chose qu'elle n'avait finalement pas fait. J'avais attendu jusqu'au dernier soir du dernier jour. Je ne sais pas si elle bluffait au moment de me le dire ou si ça lui est sorti de la tête.

Bref, dans tous les cas, c'est toujours un plaisir d'être humilié par une femme si intelligente.



  • L'anal revient par la petite porte

Je n'ai pas eu de chance avec ma toute première expérience anale. C'était une amie, et elle y était allée bien trop fort. Depuis, je reste très peureux avec cette pratique, malgré un anus très entraîné par moi-même avant cette première fois.


J'ai d'ailleurs appris qu'un anus pouvait se rétracter. Il y a quelques années, je pouvais rentrer des godes considérés comme très gros. J'avais quelque chose comme 17 ans. J'avais sélectionné la taille d'en dessous dans mon questionnaire du séjour, pour être sûr. Et finalement il semblerait que je suis reparti de zéro au niveau des tailles !


Bref, j'avais demandé à Lady Daria, si elle se sentait ok, d'essayer de me réconcilier avec cette pratique. Il y a vraiment eu deux journées différentes.

Le mercredi, j'ai pris beaucoup de plaisir avec ce qu'elle me fait. Elle était allée chercher la prostate. C'était assez fou. J'ai même cru à un moment que j'allais éjaculer. Il paraît que c'est possible.

Elle m'avait aussi mis un crochet d'anus, relié à mon collier dans mon dos, pour le jeu mental qui suivait, et c'était plutôt plaisant.


• Le jeudi, catastrophe ! Au tout début il y a un truc qui m'a fait méga mal, très certainement un ongle, puis après il y a eu un mouvement d'aller et vient très rapide avec des doigts qui m'a fait peur.

A partir de là, je me suis complètement bloqué et derrière je n'ai pas réussi à prendre le wagon du plaisir du jour d'avant. Je voulais vraiment que ça s'arrête et j'ai pleuré. Mais pas de douleur, je ne sais même pas vraiment pourquoi enfaite.


Il faut dire aussi qu'il y a beaucoup de facteurs perturbateurs pour moi : elle était avec une amie dominatrice que je ne connaissais pas, donc beaucoup moins à l'aise qu'avec Lady Daria la veille. Je venais de passer la pire nuit de mes années récentes (voir plus bas, j'ai failli abandonner), et surtout j'étais encore épuisé mentalement de la veille, où j'avais craqué suite à un jeu mental. J'étais tellement fébrile ce matin-là que ça m'a même complètement foutu en l'air d'avoir gâché ce jeu là, alors qu'elles s'en foutaient. J'étais seul dans mon petit drame perso monté de toutes pièces, comme souvent.


Je ne blâme personne, ni elles, ni moi. Je considère que ce sont des choses qui arrivent. Aussi, j'aurais certainement dû mieux communiquer sur cela. Pas forcément communiquer plus, mais communiquer mieux.

Pour ma défense, la première mauvaise expérience dont je parle était vraiment très traumatisante, à mon niveau, à l'époque.


Dans tous les cas, je retiens le bon jour, le mercredi. J'ai pris beaucoup de plaisir et je n'ai pas eu peur du tout, grâce à elle.



  • Les autres plaisirs

Des petits trucs, des détails, qui m'ont cependant énormément plu. Lady Daria a un style de domination plutôt froid et distant, les contacts physiques directs avec elle sont rares... et donc si précieux. J'adore tellement le contact physique avec ma maîtresse.


Je crois que je n'oublierai jamais ce moment où j'ai essayé d'esquiver une gifle (grave erreur...), avant de me retrouver au sol, déséquilibré par mon esquive. Elle a directement bondi sur moi et m'a coincé la tête entre ses cuisses. C'était très humiliant de se retrouver ainsi coincé face à une femme comme elle, en plus d'être totalement impuissant. J'avais les mains attachés dans le dos et elle appliquait une vraie pression.

Dans le même esprit, le dernier jour, où elle était avec son amie, j'ai eu la chance de me retrouver un instant la tête plongée dans ses fesses. J'adore tellement ça.

Enfin, lors d'un jeu où j'étais attaché, avec une torture électrique absolument magnifique, dos au sol, cuisses en l'air, j'essayais autant que je le pouvais de m'éloigner d'elle, qui était située juste devant moi. Elle n'arrêtait pas d'attraper les cordes de mes cuisses pour me ramener vers elle, je glissais sur le sol vers elle. Je ne sais pas pourquoi ça m'a tant marqué.

Il y a tant d'autres choses que je pourrais développer, notamment les bâillons, que j'adore tant. Mais je dois avancer dans l'article déjà très long !



# 5 - Jeux mentaux


Jeux d'esprit, jeux psychologique... Je préfère la version anglaise, mind games.

Lady Daria se présente comme étant une spécialiste de la chose, et dit beaucoup aimer ça. Pour ma part, c'est bien parti pour devenir ma pratique préférée désormais. L'effet est incroyable.

Je lui avais demandé d'être brisé mentalement, que je voulais complètement craquer, et pleurer, même la supplier pour arrêter.

Je pensais honnêtement qu'elle n'y arriverait pas, ou avec beaucoup de mal. Il s'avère en réalité qu'elle a réussi plus tôt qu'elle ne l'aurait pensé, et qu'en plus, je n'avais strictement rien vu venir, contrairement à elle. A tel point que je n'ai même pas eu l'occasion de la supplier.


Elle m'a impressionné par son niveau d'analyse et de compréhension des choses. Comme dit plus haut dans cet article, j'ai complètement craqué alors que j'étais en plein bondage strict. J'avais demandé droit à la parole pour lui expliquer ce qui s'était passé. J'étais complètement sur le cul quand elle m'a répondu que c'est bien ce qu'elle avait compris, et qu'elle avait vu la chose venir. A ce moment-là, je me suis senti tellement petit face à elle. C'était énorme.


  • Le jeu

Bref. J'ai donc craqué mercredi, mais la chose avait commencé mardi. Tout ce qu'elle fait regorge de détails. Je ne vais faire ici que résumer l'essentiel.

Je suis chevilles enchaînées entres elles, mains enchaînées dans le dos, et je porte une cage de chasteté électrique. Elle délimite un périmètre rectangle dans une pièce. Elle me demande de faire cent pas sur ce périmètre, donc je tourne en rond. Elle chronomètre le temps qu'il me faut pour faire cent pas. Je devais compter à voix haute chacun de mes pas. J'avais fait cent pas en 1m03.

Elle calcule en polonais et me dit alors que je dois réaliser maintenant plus de 8000 pas. Je suppose donc qu'elle avait prévu 1h30. A chaque erreur de compte, je recevrai une décharge électrique et je dois recommencer à 0. On ne peut valider des pas qu'à partir de 100. Donc si je fais une erreur à 98 pas, je recommence la centaine depuis le début.


Je n'arrivais pas à la prendre au sérieux. J'étais persuadé qu'elle bluffait. Je ne me voyais pas faire 8000 pas en tournant à rond (et changer de sens tous les cent pas), en comptant chaque pas à voix haute.


1000, 2000, 3000 pas... j'ai fini par comprendre qu'elle ne bluffait pas. Je devais faire tous ces pas devant elle, pieds et poings enchaînés. Mais parce que je ne l'avais pas prise au sérieux, j'étais dans un état d'esprit un peu trop tranquille. Je faisais beaucoup d'erreurs, je perdais l'équilibre parfois, je tentais de discuter avec elle... J'étais loin des performances attendues, malgré les interventions de la cage de chasteté électrique.



Au final, je n'avais fait que 3500 pas en 1h30 environ. Contre tout ce que j'avais anticipé, elle n'a pas lâché l'affaire. Elle m'annonce que vu la situation, je finirai mes 4700 pas le lendemain. Elle n'a pas manqué de me faire des reproches et pointé tout ce qui n'allait pas chez moi pendant l'exercice.


Ca m'a vexé et blessé. J'étais capable de plier son jeu sans aucune erreur et dans la plus grande des concentrations. C'est juste que là j'avais pas envie. Et je comptais bien lui prouver le lendemain. Là a été mon erreur...


Certes, le lendemain j'ai réussi. 4700 pas en certainement beaucoup moins de 1h30, avec une seule et unique erreur, avec en plus un crochet d'anus me forçant à me tenir droit. La veille, j'avais du faire 20 ou 30 erreurs. J'étais ultra concentré, les décharges de la cage électrique me laissaient froid.


J'étais tellement fier de moi. Elle avait plein de stratagèmes pour essayer de me déconcentrer. Elle passait des chansons enfantines de compte de 0 à 100 pour me perturber. Elle avait même enregistré le son de mon propre compte pour ensuite le diffuser dans la pièce. Ca perturbe beaucoup quand on doit compter soi-même à voix haute.


Je rigolais bien à l'intérieur de moi. Alors Lady Daria, vous voyez un peu de quoi je suis capable ? Il va m'en falloir plus que ça. J'ai une capacité de concentration supérieure à la moyenne, dommage pour vous.


Le piège était justement de réussir le jeu à la perfection. C'est vrai qu'après j'étais très fatigué. Mais j'avais fait mon maximum pour ne rien montrer, fier j'étais ! Plus d'une heure à tourner et rond et compter chacun de ses pas, avec des perturbations omniprésentes. Et c'est bien là que je n'ai rien vu venir.



  • Les pleurs

C'est donc pendant le bondage strict qui a suivi l'exercice que j'ai craqué. Trop fatigué, trop perdu, trop faible, trop vulnérable... Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je voulais juste m'arrêter complètement.

Je pense cependant que ma panique dans le masque de privation sensorielle, provoquée par mes micro-endormissements (eux-même provoqués par ma fatigue du jeu) a accéléré la chose. Quand elle a retiré la cagoule de mon visage, j'ai tout lâché, comme un élément déclencheur. Mais c'était des pleurs calmes et réguliers. Une certaine tranquillité.


Le vrai craquage est venu 10 minutes après. Elle avait voulu me remettre une cagoule sur le visage, cette fois ci seulement de tissu et très légère, après 10 minutes de répit, toujours dans mon bondage strict. Mais là je lui demande de l'enlever immédiatement, et je craque cette fois ci dans les grandes lignes. Des gros sanglots non maîtrisés, avec les raclements de gorge humides. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait vraiment, mais c'était bon.


C'était tellement bon de tout lâcher. Lâcher quoi ? Je ne sais pas. Pourquoi ? Va savoir. On s'en fout. J'en avais besoin et ça s'est produit. Je pleurais sans honte, sans retenue, sans maîtrise, et c'était bon.

A ce moment-là, je voyais vraiment Lady Daria d'une autre manière. Wow. Elle avait tout vu. Elle m'avait vu concentré comme jamais pendant le jeu. Et pendant que je pensais être entrain de gagner, c'était en réalité elle qui gagnait.


Mais ce qui m'a le plus impressionné chez elle est en réalité tout ce qui suit après le craquage mental.


Une fois libéré de mon bondage qui ne me faisait de toute façon plus aucun effet, je regagne avec elle sa pièce principale et elle me remet immédiatement en chaînes et en cage de chasteté. Premier choc. J'ai adoré ça. Même dans une situation si extrême, elle ne relâche rien. Pas de cadeau. Elle continue, toujours. C'était un moment fort pour moi de me voir repasser les chaînes dans un tel état de faiblesse psychologique. Je m'étais calmé, je ne pleurais plus, mais j'étais vidé de l'intérieur.

J'adorais ces plusieurs moments de la journée où je devais être remis en chaînes. Ce moment-là était le meilleur de tous. Je t'ai brisé, et maintenant tu es plus à moi que jamais auparavant.


Deuxième chose. Elle me demande si je veux exceptionnellement avoir droit à mon téléphone pour appeler quelqu'un. Je décline. Mais j'étais là encore sur le cul. Le simple fait qu'elle propose ça signifie qu'elle a pleinement conscience de toute la portée de ce qu'elle fait. Elle comprend tout ce qu'elle fait et tous le enjeux d'une pratique si borderline.


Troisième chose. Survient donc le repos nécessaire dans ma cellule, repos improvisé et plus long que ceux habituels. Elle vient m'apporter un repas bien plus copieux que d'habitude. A ce moment-là, j'étais envahi d'une reconnaisse totale. Pour un truc certes aussi bateau que de la nourriture. Mais j'avais envie de la prendre dans mes bras tellement je voulais la remercier pour cette attention. Ou plutôt, de saisir sa jambe à genoux, pour rester dans l'esprit du jeu. Mais enfermé dans ma cellule, enchainé, je me suis contenté de la remercier du regard et de manger.


Clairement un des meilleurs moments de mon séjour.

Par contre, je m'adapte toujours à mon adversaire. Si je dois revenir, maintenant que j'ai pu voir à quelle point elle est maligne et à quel point ses analyses sont pertinentes, je saurai me mettre à niveau. Je suis prêt à vraiment jouer. Je ne me ferai pas avoir aussi facilement.

Et si je dois perdre, et j'espère au fond de moi que je perdrai, alors le craquage n'en sera que plus violent et plus beau.


# 6 - L'isolement


L'isolement était l'une des choses qui me faisait le plus peur avant de venir, étant un soumis plutôt de type attention whore. Ca a été une très belle découverte. Comme tout ce qu'elle fait, Lady Daria le gère très bien.


  • Solitary Box

La solitary box est une grande boîte verticale où l'on tient debout, pensée de manière à pouvoir plonger dans le noir complet la personne qui s'y trouve.

Je m'y suis retrouvé enfermé pour 1h ou 1h30, je ne sais pas vraiment. Lady Daria m'a isolé à l'intérieur après que j'ai craqué mentalement, bien sûr après un certain temps de repos et mon bon repas.


Elle m'a dit qu'elle avait prévu de le faire dans des conditions plus difficiles, mais que vu la situation, ce n'était plus nécessaire. Je me demande ce qu'elle avait prévu.


J'avais les bras attachés dans le dos, et plongé dans le noir complet. Difficile d'obtenir de l'attention dans ces conditions, quand elle est dans sa maison à l'étage au-dessus.


J'ai pu m'occuper un certain moment en frappant trois fois contre les parois en bois avec ma tête à intervalles réguliers. Je savais qu'elle m'entendait de là où elle était. C'était au moins ça de pris... Appelons cela la première phase : la rébellion.


A un certain moment, certainement à mi-chemin de la durée de mon isolation, elle est venue me voir, contrôle de routine, en ouvrant la petit fenêtre horizontale au niveau des yeux. Elle repart aussitôt en tapant 3 fois sur la paroi extérieur. Du coup oui, elle m'entend quand je le fais. Mais elle me montre aussi qu'elle s'en fiche et qu'elle en joue même.


A partir de là, je n'avais même plus envie de continuer à le faire. J'entrais donc dans une nouvelle phase : l'exaspération silencieuse. Elle ne m'entendait plus, mais j'avais toujours des râles non contrôlés tellement j'en avais marre.


Puis est ensuite venue la troisième phase : l'acceptation. Je ne bougeais plus, je ne râlais plus, je ne faisais qu'attendre Lady Daria avec impatience. J'avais accepté mon sort.


C'était assez fort. Les deux fois où elle est venue à moi, à mi-chemin pour le contrôle, puis enfin au bout du terme pour me faire sortir, j'avais une érection. Tellement content.



  • L'enfermement sous-terrain

Dans l'isolation room, Lady Daria possède un trou creusé dans le sol avec une porte métallique. On peut y être allongé entièrement dans le trou, ou bien avoir juste la tête qui dépasse.

Alors que j'étais dans la pièce principale de Lady Daria, elle me fait enfiler des vêtements gris. Pantalon de survêtement, t-shirt, sweatshirt, chaussettes. Elle me disait que c'était tout neuf et que j'étais le premier à les porter. J'avoue que j'étais fier de ce petit accomplissement :-) .


Il fait très froid dans cette pièce. J'étais assis dans le trou creusé dans le sol, avec juste ma tête qui dépassait pas un trou prévu à cet effet.


Elle me bâillonne solidement à l'aide de plusieurs adhésifs. Je ne boude pas mon plaisir. Enfin, elle me menotte les mains par dessus les barreaux, de sorte que je ne puisse pas touché à la cage de chasteté électrique que j'avais sur moi à ce moment-là. Ca me mettait pas mal la pression. J'adore ça.


Elle me disait pouvoir lancer des charges électriques depuis sa maison, à l'étage au-dessus. Je ne la crois pas. J'ai remarqué qu'à chaque décharge reçue, elle était toujours dans le sous-sol, pas loin. Peu importe.


Le fait est que de recevoir des décharges sur le gland dans une telle situation... difficile de se sentir plus impuissant. Aussi, déjà que Lady Daria a tendance a beaucoup m'impressionner par sa présence, c'était décuplé avec la vue de dessous que j'avais lorsqu'elle venait me voir. Elle était devenue une géante.


Je suis plongé dans le noir complet, ce n'est pas éclairé comme sur la photo. Elle essaie de me faire peur. Elle y arrive. Elle éclaire son visage tout près de moi avec la lampe torche de son téléphone. Elle sait que je suis facile à faire flipper et que je déteste tout ce qui est film d'horreur.


C'était un moment très intéressant et plutôt fort pour moi. Là encore, le genre de chose qui ne fait que développer le sentiment d'appartenance et de totale vulnérabilité.



  • Chaining post

Je n'ai pas connu ce chaining post réellement en tant qu'isolement comme les deux ci-dessus. Ici, c'est vrai que Lady Daria est venu régulièrement me voir. Et pour cause.

Lors de mon dernier jour, Lady Daria et l'officier Anna (présente pour 7 heures pendant mon séjour) m'ont attaché ici, donc assis sur la paille, pantalon baissé et sexe à l'air. Lady Daria m'avait fait enfiler la même tenue grise décrite juste au-dessus. J'étais là encore dans le noir.


J'ai presque honte d'avoir eu aussi peur la premier coup... J'imagine qu'elles avaient laissé un haut parler derrière la porte fermée. A un moment, j'entends un rire sadique de femme tout près de moi. J'ai vraiment eu peur... La fatigue physique, l'épuisement mental, puis surtout ma tendance pouille mouillée pour tout ce qui touche à ces ambiance-là. J'ai crié spontanément et j'ai appelé Lady Daria à mon secours, que j'entendais pas loin...


Lady Daria et son officier viennent à moi et font mine de rien. C'était plutôt rigolo. Je savais que j'étais quand même pas fou et j'avais compris quand même que c'était un petit jeu.


Par la suite, ça a continué. Alors que j'avais retrouvé ma tranquillité, j'entendais maintenant un rire d'homme. Puis encore après, des bruits de pas. J'avoue quand même que les bruits de pas m'ont fait peur, même si je savais que ce n'était qu'un son. Dans ce contexte-là, c'est vraiment pas rassurant.


Après ce petit jeu-là, Lady Daria me bâillonne avec un bâillon boule très efficace que j'aimais beaucoup. Tout le temps restant, je ne faisais que penser à elle et attendait qu'elle vienne me libérer pour à nouveau être en sa présence.



# 7 - J'ai failli abandonner à deux reprises


A deux moments, je n'étais pas loin de demander à tout abandonner. Mais pas envie de développer la chose. Première fois dans la nuit du mercredi au jeudi. Seconde fois jeudi midi, pour des raisons beaucoup plus futiles. Mais j'étais très faible mentalement le dernier jour. Pendant la pause déjeuner, j'ai fait appel à l'auto-hypnose pour retourner complètement mon état d'esprit, ce qui m'a permis de retrouver de l'enthousiasme.


Je veux simplement dire que je suis très heureux et fier de ne pas avoir craqué. Une fois sorti de l'intensité démentielle de ce jeu de rôle (qui est très vite bien plus qu'un jeu de rôle justement), avec juste une nuit de recul, je me sens tellement loin de tout ça. J'aurais terriblement regretté d'avoir abandonné.



# 8 - Pourquoi je veux retourner à Warsaw Prison


- Warsaw Prison a le pouvoir de vous détruire.

Quelqu'un a commandé une perte de contrôle ? C'est par ici. Cet endroit est juste dingue.


- C'est toujours fascinant de voir quelqu'un d'aussi sadique qui respire autant la bienveillance en tant que personne.

Je comptais repartir de la prison avec plus de réponses sur la personne qu'elle est, je ne ressors qu'avec plus de questions. Un parfait exemple de femmes exceptionnelles dont je parle dans mon article sur le plaisir des rencontres avec des dominatrices professionnelles.


- C'est une expérience de vie, pas une session BDSM. Ca paraît bête à dire... Mais c'était agréable de passer 4 jours sans téléphone, sans internet, sans télévision, sans aucune distraction la nuit sinon toi-même et tes pensées.

- Ca te met face à toi-même.

Pour les raisons citées ci-dessus, c'est une expérience intense qui permet de se retrouver soi-même. Et dans mon cas, ça me brise pour mieux me regonfler.


- Maintenant je suis prêt à aller encore plus loin.

J'ai connu l'envie très forte d'abandonner, puis j'ai connu le recul d'après-séjour qui fait prendre conscience à quel point ça aurait été ridicule de le faire. Grâce à ça, je sais que je peux aller plus loin dans les choses difficiles à supporter. Je veux aller plus loin. J'adore me battre. Amenez-moi de la difficulté !


- Les possibilités sont illimitées avec une dominatrice pareille. Lady Daria est si exceptionnelle qu'elle n'est limitée ni par son espace, ni par son matériel. Rien ne m'excite plus que l'intelligence d'une personne, et là je suis subjugué. Je sais que chaque expérience avec elle sera unique. Je crois que c'est une dominatrice extrêmement rare. Je n'avais pas prévu de revenir voir une dominatrice dans mon tour du monde. Mais là je me sens pas capable de faire autrement.



# 9 - Pourquoi je ne veux pas retourner à Warsaw Prison


- Warsaw Prison a le pouvoir de vous détruire.

Hé oui... ça marche dans les deux sens.


- Ce n'est pas le meilleur endroit pour quelqu'un de très sensible et émotif qui a le besoin d'exprimer des choses... trop exprimer.

Je suis assez immature émotionnellement, un réel côté adulte-enfant. Depuis tout petit, j'ai toujours été plus mature intellectuellement mais moins mature émotionnellement que la moyenne de mon âge. En prison, j'éprouvais le besoin d'exprimer des choses non nécessaires et même non désirées. Chose qui pouvait agacer Lady Daria, qui n'est pas la plus réceptive à cela dans le cadre du jeu de rôle. J'ai une tendance à parfois peser émotionnellement sur les gens. J'y travaille. Si je reviens, ce sera avec une meilleure approche à ce niveau-là.


- J'ai 24 ans et j'ai déjà l'impression d'avoir touché ce qui se fait de mieux en termes d'expérience BDSM... et après ?

Je pense que je dois faire attention à ne pas me perdre dans des expériences si fortes alors que j'ai encore beaucoup à apprendre en tant que personne. Ne ferais-je mieux pas d'essayer de retrouver des plaisirs simples ? Vais-je arriver à encore prendre beaucoup plaisir dans des sessions classiques si je deviens abonné à la prison ?



# 10 - Au final, Warsaw Prison...


Au final, Warsaw Prison a été la lumière de mon été. Dans les pleurs, la solitude et la sueur, je me suis retrouvé. Après cette expérience unique, je me suis senti plus tranquille et stable que jamais ces derniers mois. J'ai pu tout lâcher grâce à cette difficulté, et ça m'a fait un bien fou. Un repos extrême, un repos qui me tombe dessus comme un bloc de béton, pour moi qui ne suis pas le plus habile dans la gestion de mes émotions et pour me ménager... Par contre, je ne veux plus entendre parler de BDSM pendant 3 semaines :-) .

J'étais pas bien ces temps-ci ! Depuis plusieurs mois, je n'avais plus d'énergie et je voulais tout abandonner, après avoir soulevé des montagnes pour reprendre ma vie en main depuis quelques années. J'en pouvais plus de me battre.


Dans la douleur et l'adversité (mais aussi beaucoup de plaisir !), je me suis non seulement retrouvé, mais aussi remonté. J'ai de nouveau confiance. Prêt à retourner dans ma vie exigeante où je prends plaisir à tout donner pour mes rêves.


Bref, aventure exceptionnelle, dominatrice incroyable.

Je conclurai ainsi : "Don't fuck with Daria". Les plus grands fans de Oz auront la référence.

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