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Comment contacter une dominatrice professionnelle

Petit article, inspiré par celui de Mistress Euryale, que je remercie mille fois, sur comment on devrait tous procéder pour contacter une dominatrice professionnelle comme il se doit.


Étant moi-même très lacunaire sur le sujet, j'ai demandé la permission à Mistress Euryale, dominatrice professionnelle, de reprendre son propre article sur la question.


Une chose que vous pouvez faire, c'est quitter mon article pour juste aller lire le sien, et vous serez bon ! Mais vraiment, je ne plaisante pas.

Je ne ferai ici que reprendre en moins complet ce qu'elle dit, avec une petite touche perso à la fin de l'article.


Malheureusement, comme toujours, ceux qui sont le plus susceptibles d'en avoir besoin sont aussi ceux qui ne prendront pas le temps de lire. Bref. Donnez-nous tort !



# 1 - Les bases

Passons directement au vif du sujet, les détails suivront.


Voici un modèle simple mais efficace pour se présenter à une dominatrice professionnelle, au moment de vouloir réserver une séance avec elle.

• Votre nom et âge

• Votre experience du BDSM (ce que vous avez vécu, si vous vous pensez débutant, intermédiaire, habitué, hard)

• Vos pratiques BDSM ou pour les novices, vos fantasmes BDSM

• Les limites que vous ne souhaitez absolument pas dépasser

• Vos problèmes éventuels de santé

• Les références de Dominatrices rencontrées précédemment

• Le site web où vous l’avez trouvée

Toujours tiré de l'article de Mistresse Euryale, voici un message type qu'elle nous donne en exemple :


"Bonjour Mistress Euryale,

Mon nom est V., j’ai 40 ans, je vis à Paris. Je pratique le BDSM depuis que j’ai 25 ans, jusqu’à maintenant seulement dans le privé avec une partenaire. J’ai réalisé une fois une séance avec Maitresse X  à Paris.

J’ai visité votre site web, que j’ai trouvé sur Lady xena, et apprécié […] et […] , c’est pourquoi j’ai songé à vous contacter. J’espère que vous étudierez ma candidature et m’accorderez une séance à vos côtés.

Je dirais que je suis d’un niveau intermédiaire, ayant beaucoup pratiqué […] et […], mais étant toujours curieux de tester mes limites en ce qui concerne […] et […]. 

Je sais que je ne suis pas prêt à réaliser […] et […], ces pratiques demeurent pour l’instant un tabou.

Suite à une blessure à la hanche il y a quelques années, je ne suis plus capable de rester allongé sur le côté très longtemps, ou de pratiquer le bondage autour de cette zone.

Je suis disponible en général le mercredi et le vendredi, je serais honoré de vous rencontrer ainsi mercredi prochain dans l’après-midi si possible.

Je vous remercie d’avance de votre réponse".




# 2 - Le point de vue de Mistress Euryale


Déjà, Mistress Euryale se permet de nous rassurer. Un mail de présentation complet n'est pas... :

"Non, il ne s’agit pas d’un premier test de domination sur votre personne.

Non, je ne tente pas de mesurer votre niveau de soumission en observant votre réaction.

Non, je ne vous attribue pas une note en fonction des réponses données.

Non, il n’y a pas de mauvaises réponses.

Ajoutez votre idée si vous aviez encore une autre supposition en tête.

Alors pourquoi ?

Parce que je souhaite vous connaître.

(...)

Pourquoi est-ce que je souhaite en savoir tant, me direz-vous ? Parce que je considère qu’ils y autant de pratiques BDSM qu’il y a de pratiquants, et ainsi il m’est essentiel de savoir si nos pratiques sont plus ou moins similaires afin de préparer une éventuelle séance dans de bonnes conditions".

Aussi, lisez l'intégralité du site de la dominatrice que vous espérez rencontrer. C'est du respect, et rentrer dans son univers ne permettra que de rendre la séance plus fluide. Un site internet prend plusieurs heures, voire plusieurs dizaines d'heures, pour être mis en place. Faites l'effort, ça vaut la peine. Si elle s'est donnée cette peine, elle, c'est pour que ce soit utile, et lu.


Là encore, je me permets de reprendre les mots de Mistress Euryale :

"De plus, si je réalise qu’un soumis me contactant n’a pas lu mon site et n’a donc aucune idée de qui je suis et de ce que je propose, je désire d’autant moins le rencontrer ! Pourquoi voudrais-je rencontrer quelqu’un qui ne prend pas la peine de savoir si nous partageons les mêmes pratiques – au minimum ? (...)".




# 3 - Pas de travail émotionnel


Le travail émotionnel, est de chercher à obtenir de la considération, de l'attention, des réactions, ou que sais-je encore ; de la dominatrice, avant la séance, ou après.



• Avant la séance Votre communication devrait s'en tenir aux informations pertinentes, pour lui permettre de se préparer en adéquation avec ce que vous êtes, et ensuite mener la séance en toute sécurité.

Bien sûr, ne soyez pas un robot, hein ! Mais une fois que le rdv est bouclé, il n'y a plus de raison de la contacter, pour vous exprimer sur vos humeurs ou vos émotions, avant la séance.

Certaines dominatrices reçoivent des dizaines de mails par jour. Facilitez leur tri, ne soyez pas pénible, et démarquez-vous, justement en étant le plus carré, respectueux et simple possible, plutôt que de chercher à attirer son attention. Ça n'aura que l'effet inverse. Elles sont habituées. La proportion d'hommes soumis en manque d'attention et d'affection est bien supérieure à celle de la population mâle "normale".

Je ne critique pas, loin de là. C'est un constat, dont les sources sont bien logiques.


La magie, si elle doit être, ne pourra avoir lieu que pendant la séance, pas avant.



• Après la séance

Il y a bel et bien des liens qui peuvent se créer entre une dominatrice et un client soumis, mais ne faites surtout pas comme moi, à mes tout débuts. Ne perdez pas la tête après une séance forte en émotion et en intensité.


La dominatrice que vous avez payé n'est pas votre amie, et à moins d'être un client très régulier, il n'y a que peu de chances qu'elle vous préfère à tous ses autres clients.


La pratique du mail de remerciement et/ou de compte-rendu après la séance devient très répandue, et c'est très bien ainsi. Faites-le !

Puis avec de la chance, vous aurez un petit mot gentil de la femme qui vous a fait tant de bien en retour. Pas besoin de plus !


Moi le premier, je comprends l'envie de créer des liens plus intimes avec une dominatrice professionnelle. L'ouverture d'esprit, l'esprit très transversal, et le SM, sont déjà des gros points communs entre des personnes, qui peuvent donner envie de partager plus, sans même parler des pratiques, mais juste de partage humain !


Et là je vais partager mon expérience personnelle.

Je suis devenu ami avec Mistress Aveena, dont je parle sur mon blog. Elle fait partie aujourd'hui des rares personnes sur qui je m'autorise à compter, et c'est pas rien ! A l'issu de notre 2ème séance, elle m'avait proposé de se voir au restaurant la prochaine fois que je passais à Paris (à l'époque où j'étais en province). Et ça s'est fait tout seul ensuite !


Mais si ce genre de cas doit se produire, ça viendra toujours de la dominatrice. Parce qu'elle osera toujours s'exprimer, et parce qu'elle sait exactement comment elle veut gérer sa clientèle.


Soyez juste vous-même, ne forcez jamais rien, et les bonnes surprises, s'il doit y en avoir, viendront d'elles-mêmes.



# 4 - Le mot de la fin pour Mistress Euryale



"Allez, courage… Et si vous hésitez (malgré cela) quant à votre manière d’aborder la dominatrice qui vous plait, rappelez-vous que trop de politesse ne vous inscrira pas sur la liste noire des Domina… le contraire si !"


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Rappel bienveillant : lisez l'article complet de Mistress Euryale

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